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Ninh Bình – le retour (journal de bord – Octobre 2019)

Deuxième séjour à Ninh Bình, le dernier remontant à décembre dernier.

J’appréhendais un peu de sortir de la capitale à bord d’un vieux scooter dont le frein de la roue arrière, malgré une petite visite chez le réparateur qui s’avéra concluante, n’arrêtait pas de me faire faux bond depuis neuf mois. Je craignais qu’il ne me lâche soudainement en cours de route, et puis je dois admettre que les petites roues lisses du véhicule sur une chaussée parfois déglinguée n’étaient pas non plus de nature à me rassurer. Mais enfin ! Il fallait tenter l’expérience, et je n’avais ni le temps ni les moyens pour faire l’acquisition d’une nouvelle bécane.

 

Vue prenante sur Ninh Binh depuis Hang Mua

 

En route pour Ninh Binh

 

Départ samedi matin, donc, depuis le parc de Thong Nhat, dans le quartier de Dong Da à Hanoi. Mes amis étaient déjà là, sur leurs bécanes de compétition. Avec mon scooter de grand-mère, ma grande et maigre carcasse et la casquette rigide qui me sert de protection crânienne, j’ai des allures de « paysan ». Nous empruntons l’avenue Giai Phong jusqu’à déboucher sur la route QL1 qui nous fait traverser la banlieue active et polluée de Hanoi. Là, il faut prendre soin aux dos d’âne et aux trous qui font que la conduite n’est pas automatique. Il fait assez beau.

Au bout d’un heure de route durant laquelle nous nous retrouvons dans la petite province de Ha Nam, arrêt « nuoc mia » (jus de canne à sucre), le temps de se dégourdir un peu les pattes et le postérieur, et laisser reposer la machine.

Jusque-là, le chemin a été droit, c’est d’une simplicité telle qu’il faut prendre gare à ne pas s’endormir au volant. Les coups de klaxon des titans de la route – camions et autres bus – nous préviennent de ce genre de malheurs, mais cela a un prix.

Reprise de la route, traversée de la ville de Phu Ly. Le paysage se vallonne progressivement ; apparaissent les fameux pics karstiques de Ninh Binh qui se multiplient à mesure que nous pénétrons au plus profond de la province. Bifurcation à droite avant le Pont Gian Khau pour emprunter la DT477B jusqu’au pont de Truong Yen qui nous fait rejoindre par la droite la QL38B. Les alentours de la Pagode de Bai Dinh sont visibles ; nous voyons le stupa qui s’élève, entouré de pics karstiques, au milieu des 700 hectares consacrés au site spirituel.

Nous rejoignons un petit homestay à cinq minutes en scooter de l’entrée de Bai Dinh. Mes amis ont leur bungalow, moi j’opte pour une petite chambre à l’intérieur de la maison des propriétaires : 180 000d la nuit, confort minimal mais propre. Nous déjeunons : riz, bouillon, poisson pané, bœuf la lôt (petits morceaux de bœuf parfumés à la citronnelle, entourés d’une feuille de La Lôt), nems frits. Vrai régal pour les papilles !

 

La visite de Chùa Bái Đính

 

L’un des temples du complexe de Bái Đính

 

Après une petite sieste, nous partons visiter le complexe de Bái Đính, qui tient son nom de la montagne où il s’établit. Après avoir garé nos motos, un petit véhicule électrique nous conduit jusqu’à l’entrée dudit complexe. La chaleur est étouffante, le soleil haut ; je m’interroge sur la ferveur qui pouvait bien encore animer la population à une époque pas si lointaine, celle où ils se déplaçaient chausses de mauvaise fortune aux pieds. Les choses ont bien changé.

L’architecture des deux temples est impériale : l’on y sent pulser les 2000 ans d’héritage chinois, toute cette puissance de feu du dragon de l’Asie qui aujourd’hui encore continue à gronder sous la surface. Le stupa qui domine, au contraire, dans son orange rendu pâle par les rayons d’un soleil blanc, semble délicat, féminin ; presque malade, à côté des vigoureuses constructions aux toits en tuile si chargés. Les nombreux bouddhas incrustés dans la tour ne sont que les vigiles du gros Bouddha rieur (Bố Đại), le véritable souverain des lieux, dont la statue titanesque contemple tout sourire le royaume et ses alentours.

 

Il faut grimper de nombreux escaliers pour rejoindre son éminence divine, en bas de laquelle une petite « chapelle » dédiée à sa représentation miniature permet aux plus fervents de payer leurs respects liminaires.

Depuis les hauteurs de la montagne de Bái Đính, toute la province de Ninh Bình nous est offerte ; nous pouvons embrasser du regard la ruche grouillante qu’en ont fait les Vietnamiens au tournant des années 90. Des routes, des usines, des forêts et des montagnes rasées, des champs partout… Qui sait de quoi demain sera fait.

Sur le chemin du retour au parking, petite collation rapide : je constate que mon épiderme est déjà brûlé au 1er degré : j’ai sur la joue une grosse tâche rouge-brune qui ressemble à s’y méprendre à un hématome. Mes bras et mon cou sont, eux aussi, recouverts des mêmes tatouages solaires.

 

Le stupa de Bái Đính

 

Tuyệt tình cốc

 

Reprise de la route pour marquer l’arrêt à Tuyệt tình cốc.

Il s’agit d’un très pittoresque étang où les mariés viennent se faire prendre en photos, qui sur des barques, qui au seuil de la porte, qui au bas de la petite pagode encastrée dans une grotte, que l’on peut rejoindre par un escalier. Le couvert des arbres nous évite l’attaque brutale des rayons ; les murs de pierre naturelle qui nous entourent recrachent l’air frais que les grottes parviennent à amasser.

 

Mariés durant une séance particulièrement sportive à Tinh Coc

 

Je grimpe quatre à quatre les marches pour découvrir la petite pagode : quelques rangées de mandarins dorés, la mine très sérieuse, gardent l’entrée du site et contemplent le triste état du monde. Une cloche que plus personne ne fait sonner pend tristement à son crochet, comme un pendu. À l’intérieur même de la grotte, d’autres statues encore, mais surtout un petit escalier qui conduit à une source d’eau que je devine magique. Je n’y ai pas trempé le pied, n’en connaissant pas les vertus, mais je suis resté interdit devant la transparente clarté des eaux.

 

L’étang de Tinh Coc

 

Direction Hang Múa

 

La dernière attraction de la journée serait la « grotte de Múa ». Long et fatigant trajet sur une petite route très étroite, pas toujours lisse, parcourue par des centaines de motos et des dizaines de bus touristiques.

 

Jardin de nénuphars à Hang Mua

 

L’entrée payée, nous pénétrons dans un écolodge au goût douteux – la grosse fontaine « nouveaux riches » agrémentée de statues de chevaux a notamment attiré mon jugement sévère – et les « humains, trop humains » font la queue pour rejoindre, au prix d’efforts plutôt intenses il faut le reconnaître, le pic de ce que l’on nomme de manière impropre la « grotte de Múa ». Je grimpe là encore quatre à quatre d’énormes marches, martyrisant mes cuisses aussi bien que mes articulations, suant à grosses gouttes, mais je n’ai jamais aimé faire la queue. Je croise, dépasse, joue des jambes pour arriver le plus vite possible tout en haut. Vue prenante, magique même, mais la « prolifération de l’humanité » vient ici aussi gâcher le spectacle. Entre les nénettes ahuries vêtues de leurs plus beaux atours risquant plus ou moins leur vie pour prendre un cliché qui reviendra rejoindre les milliers d’autres encombrant déjà leurs réseaux sociaux, les touristes internationaux donnant de la voix et les drones – ces énormes mouches à étrons qui bourdonnent et plongent l’individu réfléchi dans un univers dystopique de science-fiction, il y a de quoi fuir : je redescends de la même façon les nombreuses marches pour profiter, enfin, d’un peu de quiétude, en buvant mon eau de coco loin des masses.

S’il n’y avait pas eu autant d’affluence, ç’aurait pu être grandiose.

 

Panorama sur les pics karstiques depuis le sommet de Hang Mua

 

Douche, repas, retour

 

Retour au homestay : la nuit est tombée, le stupa et les temples brillent de mille feux ; ils sont les miradors de Bouddha, les yeux sévères mais miséricordieux des puissances célestes.

Après nous être rafraîchis, nous repartons dîner des spécialités locales dans un restaurant non loin de la « grotte de Múa » : chèvre grillée, fondue vietnamienne à base de chèvre, boudin de chèvre (il y avait des légumes, je vous rassure), le tout arrosé d’alcool de banane sauvage et de bière bon marché.

De quoi satisfaire notre appétit à des tarifs plus qu’honorables, et terminer de nous achever pour la nuit à venir.

Réveil et farniente le lendemain : petit-déjeuner à 10h, à base de nouilles sautées et d’un café au lait frappé. Le déjeuner suit à midi : au menu, riz, poisson salé, choux râpé cuit, boulettes de bœuf à la citronnelle, bouillon aux abats.

Le retour à Hanoi, en début d’après-midi, se fit dans les mêmes conditions : il faut simplement compter une heure de trajet en plus en raison du monde qui afflue à l’entrée de la capitale. À vous rendre un sportif de haut-niveau asthmatique voire cancéreux ! (gare à la pollution : apporter un masque s’avère être de première nécessité).

 

Allée de Ahrat, ou méritants (en tout, l’allée fait 3km)

 

© Article rédigé par Benoît BISSON.

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