Tout sur Sa Pa

 

Tout sur Sa Pa

 

 

 

 

« Sapa offre un paysage digne des aquarelles chinoises et des histoires romantiques. Perchée sur les montagnes du Nord, la brume enveloppe les collines et pics avoisinants, et les rizières en escaliers semblent alors descendre dans le vide, à l’inverse des hôtels et des demeures qui semblent vouloir toucher le ciel. »[1]

raconte avec beaucoup de candeur Ariane Louvet, alors étudiante inspirée par le pays en forme de dragon, dans son Dictionnaire insolite du Vietnam publié en 2010.

 

 

  • Sa Pa : indications géographiques et sociales de base

 

 

Sa Pa est l’un des 9 districts de la province de Lao Cai, qui se trouve au Nord-Ouest du Vietnam (Tonkin), à la frontière chinoise, et a pour voisins Lai Chau (ouest), Ha Giang (est), Yen Bai (sud). Elle est distante de Hanoi de 376km. En 2016, la population s’élevait à environ 48 000 habitants (85% de non-Kinh, c’est-à-dire issus des ethnies montagnardes).

Sa Pa est aussi le nom de la capitale du district, fondée par les Français sur le lieu d’un hameau, à 1500m d’altitude. Elle recense environ 9000 habitants en 2009. Elle accueillit d’abord un poste militaire français et une mission catholique, avant de d’évoluer en station climatique puis en zone de villégiature.

 

 

  • Sa Pa, historiquement conçue comme lieu de retraite

 

 

Il faut avant tout préciser que l’histoire contemporaine de Sapa est indissociable du fait colonial ; que sa réputation touristique date d’avant la guerre et qu’elle s’est renforcée après l’adoption par la République Socialiste du Vietnam d’une économie de marché.

 

« Chapa est en somme le Dalat du Tonkin […] au milieu de montagnes grandioses qui rappellent les Pyrénées. […] Le grand air, les grands espaces, la grande paix et les facilités de s'isoler qu'offre Chapa, et surtout la parfaite sécurité, ont de grands avantages. »[2] écrivait le journaliste Henri Cucherousset (1879-1936) dans L’Éveil économique de l’Indochine du 22 juin 1924.

 

Très rapidement, Sa Pa est destinée à devenir une station d’altitude pour Européens désireux de fuir les chaleurs pesantes de Hanoi. Après y avoir construit un sanatorium  pour officiers (1913) et une station météorologique (1915), Sa Pa devient une zone de villégiature (1922) avec l’établissement d’hôtels de luxe et de commerces, mais aussi de villas privées. Les infrastructures – routes et chemins de fer depuis Hanoi, station hydroélectrique alimentant le réseau local – se développent parallèlement pour faciliter l’accueil des Français établis au Tonkin[3]. D’abord des militaires, ensuite des membres de la haute société coloniale et pour finir des contributeurs moins aisés souhaitant eux aussi profiter d’un climat bienvenu, il semble que Sa Pa ait été initialement réservée aux seuls Européens.

 

Avec le temps pourtant, alors que la province de Lao Cai est principalement habitée par les Hmong et les Dao dispersés en hameaux au cœur des montagnes, « peu à peu s'y installe et prospère toute une colonie annamite[4] de commerçants, que des compatriotes villégiateurs de plus en plus nombreux contribuent à faire vivre. »[5] Ainsi donc, une petite bourgeoisie autochtone profitait déjà elle aussi du marché touristique au début du XXè siècle. Soixante-quinze ans plus tard, le chercheur Alain Maharaux donne une description de Sa Pa qui confirme ce qu’Henri Cucherousset disait des décennies avant lui :

 

« Composée en majorité de Kinh, venus s’installer dans le sillage des Français, Sapa comporte peu de résidents issus des minorités ethniques Hmong noir, Yao rouge, Tây, Thai, Xa Pho ou Giây qui viennent à pied, pour la journée, des villages environnants de la vallée. Les magasins de produits ethniques appartiennent pour l’essentiel aux Kinh, de même hôtels et restaurants. »[6]

 

Tourisme colonial exogène en premier lieu, élargi dans un deuxième temps aux petites-bourgeoisies, enfin popularisé – autrement dit, massifié – parmi les Kinh du Nord qui rêvent de « la ville dans les nuages […] au même titre que Dalat pour ceux du sud du Viêt Nam »[7].

L’installation de Kinh à Sa Pa connaît deux vagues principales postérieures à celle mentionnée dans L’Éveil économique de l’Indochine : l’une dans les années 60, l’autre après 1993[8] ; elle correspond à un phénomène de colonisation intérieure qui fait écho à celui pratiqué par le « Grand frère chinois » avec les Han dans la Chine national-communiste.

 

 

  • Sa Pa aujourd’hui : des critiques récurrentes d’inauthenticité

 

 

Ainsi, l’on peut dire de Sa Pa qu’elle a été créée pour le tourisme et configurée par lui. Il ne faut dès lors pas s’étonner du visage qu’elle présente aujourd’hui.

Après la Révolution d’août 1945 et plus encore après le Doi Moi de 1986 correspondant à l’intégration du Vietnam au marché commun, les propriétaires français ont été remplacés par les propriétaires kinh, qui ont su s’inspirer beaucoup de leurs prédécesseurs. Pour certains, Sa Pa ressemble à la reconstitution d’un village indigène de l’Exposition universelle[9].

 

Tel est d’ailleurs le constat sévère que dresse Alain Maharaux :

« Si tout le monde veut voir Sa Pa, veut rencontrer les peuplades folkloriques, dormir dans leurs villages, acheter leurs broderies, se promener en sécurité dans leurs montagnes, il est normal que Sa Pa se transforme. Sa Pa devient de plus en plus touristique, jusqu’à ne plus rien avoir d’authentique. Les Hmong, peuple villageois agricole, échangent peu à peu leur culture et leurs traditions contre une place dans le système néolibéral. »[10]

 

C’est d’ailleurs pourquoi des provinces moins fréquentées comme Hà Giang, Lai Chau ou Cao Bang sont de plus en plus préférées à Sa Pa et mises en avant par les différents guides de voyage[11]. Il faut toutefois espérer que les provinces mentionnées ci-dessus ne s’engagent pas dans la même pente et se protègent un peu mieux du tourisme de masse.

 

Dans son rapport, le même Alain Maharaux parle de Sa Pa comme d’ « une station d’altitude mythique, pour une mise en scène ethnique »[12], et met en exergue une fréquentation occidentale en stagnation. Il semblerait qu’une partie de plus en plus importante des voyageurs d’Europe, d’Amérique et d’Océanie préfèrent les rencontres authentiques et les circuits hors des sentiers battus, à la reconstitution ethnique et le « tourisme exotique de l’exception »[13].

 

Il faut dire que depuis l’ouverture de Sa Pa aux touristes étrangers en 1993, la fréquentation du district montagneux a connu une hausse exponentielle : de 4860 touristes pour l’année 1993, on passe à 826 000 en 2014 et jusqu’à 1 million en 2016[14]. De nombreux plans ont été mis en place par les autorités pour accroître et encadrer le tourisme : un partenariat a même été établi avec la région Aquitaine, mais les dispositions mises en avant par les experts français et vietnamiens ne sont pas suivies à la lettre (constructions non réglementaires à tout va, constitution de monopoles par la présence de géants immobiliers et autres entrepreneurs, destructions des vestiges architecturaux coloniaux, etc.).

 

Ces dernières années, tout est fait pour accueillir principalement trois types de touristes :

1- la classe moyenne nationale du Vietnam, qui se développe depuis 1986, et pour qui voyager est l’acte par excellence venant consacrer leur évolution sociale ;

2- les touristes internationaux, principalement occidentaux (bagpackers, groupes et familles) ;

3- les Chinois ;

le tout à la faveur de certains Kinh qui dominent le marché à Sa Pa, tant du côté privé que du côté public, et indépendamment des animateurs du complexe touristique que sont les membres des ethnies minoritaires[15].

 

 

  • Rendre à César ce qui est à César : Sa Pa, « la ville dans les nuages ».

 

 

Si effectivement l’activité publique d’ethnies minoritaires semble répondre à la demande touristique, il en reste que Sa Pa donne l’occasion d’aller à leur rencontre et de découvrir leurs coutumes multiséculaires au sein de marchés opulents et colorés, dans un décor qui explique parfaitement le succès passé du tourisme.

 

Parmi celles-ci, trois sont prépondérantes :

1- Les Hmong, dont nous avons déjà parlé dans notre article sur Mu Cang Chai :

Près de 790 000, appartenant au groupe ethnolinguistique Hmông-Dao, les Hmong habitent les régions du Nord du Vietnam mais on peut les retrouver également en Chine, au Laos, en Thaïlande et en Birmanie, et également en France ou aux Etats-Unis. Venus de Chine, ils se sont établis dans les provinces de Ha Giang, de Lao Cai et de Yen Bai à partir du XIXè siècle. Ils habitent des maisons sur pilotis typiques. Les hommes portent des pantalons larges noués à la ceinture, une veste avec des manches larges, ont les cheveux qui leur tombent sur les épaules ou bien rasés sur les côtés et long et ébouriffés sur le dessus ; les femmes portent la jupe, ample également, et le corsage ouvert (la poitrine couverte d’un cache-seins de couleur blanche). Ce sont les Hmong noirs qui vivent surtout à Sa Pa. Ils pratiquent la culture du maïs, du riz, du chanvre et du pavot.

2- Les Dao, qui viennent également de la Chine (XIIIè siècle), appartiennent au même groupe ethnolinguistique que les Hmong et présentent nombre de caractéristiques communes.

3- Les Giay également, du groupe ethnolinguistique Tay-Thai, sont issus de la Chine.

 

À 1500m d’altitude, Sa Pa bénéficie d’un climat et d’une situation géographique privilégiés : ce n’est pas pour rien que les Français ont décidé d’y établir un sanatorium puis des villas. De plus, si le développement des infrastructures s’est intensifié pour répondre à la demande croissante du tourisme, celui-ci a permis de « sécuriser » les lieux et de permettre aux voyageurs de profiter des randonnées en toute sérénité.

L’endroit est agréable et, tout en souffrant des effets pervers de son succès comme les Alpes en France, il n’a pas volé sa réputation.

Pour en profiter au maximum, il suffit de sortir de la ville, et des sentiers battus proposés par la plupart des agences de tourisme vietnamiennes.

 

 

  • Que faire à Sa Pa ?

 

 

Pour plus de compréhension, distinguons la ville et le district.

 

1- Sa Pa, la ville :

La ville n’est pas très intéressante, les villas coloniales ayant été détruites, mais il subsiste tout de même l’importante église du Saint-Rosaire, érigée dès 1895 par les Français alors que Sa Pa n’était qu’un vague poste militaire.

Le grand marché se trouve maintenant à environ 1,5km de la ville.

Pour profiter d’une vue panoramique sur la ville, prenez la peine de monter le mont Ham Rong : la promenade jusqu’au sommet (1800m) ne dure que 40 minutes et l’arrivée vous donnera des frissons. Il existe également sur le trajet le « jardin des orchidées » qui vaut le détour.

 

2- Sa Pa, le district :

 

  • Rizières en terrasse :

Venez admirer les fameuses rizières en terrasse de Sa Pa en avril-mail et en août-septembre : au printemps ou lorsque le riz est mûr, les champs offrent leur plus beau spectacle.

Vous pourrez également voir ce qui les distingue de celles de Mu Cang Chai et de Ha Giang.

 

  • Le Mont Fansipan (ou Phan Xi Pang, ou Phan Si Pang) :

Aussi surnommé le toit du Vietnam, il s’agit de la montagne la plus élevée du pays avec ses 3143m de hauteur. Elle fait partie de la chaîne de Hoang Lien Son et se trouve à 9km environ au sud-ouest de la ville. Il existe plusieurs itinéraires possibles pour en atteindre le sommet : de 2 à 7 jours, il y en a pour tous les goûts !

Vous pouvez également utiliser le téléphérique installé en 2016, qui vous dépose en bas d’un escalier symbolique, fort de ses 600 marches. L’aller-retour en téléphérique coûte 600 000d/adulte et 400 000d/enfant.

De plus en plus de jeunes Vietnamiens utilisent le prétexte d’une visite à Sa Pa pour « conquérir » le sommet le plus important du Vietnam !

 

  • Le col sauvage de O Qui Ho :

À 14km de la ville, prenez le temps de découvrir cette montagne dont le sommet atteint les 2000m d’altitude. En plus d’un panorama extraordinaire, vous aurez également l’occasion de voir en pleine forêt la célèbre cascade de Tinh Yeu, situé dans le parc naturel de Hoang Lien Son.

 

  • La cascade de Thac Bac : à 12km de la ville, vous trouverez la cascade d’argent au milieu d’une forêt de pins, avec panorama complet sur les montagnes environnantes.

 

  • Il existe également à Sa Pa de nombreux villages ethniques, mais beaucoup ne sont que des reconstitutions pour touristes en mal d’exotisme. VACTOURS recommande (et fait visiter) les villages suivants : Ban Khoang, Ta Giang Phin, Sa Seng, Lao Chai, Ta Van, Giang Tai Chin.

 

 

  • Quand se rendre à Sa Pa ?

 

 

L’année à Sa Pa est découpée en 2 saisons principes : la saison humide et la saison sèche, elles-mêmes subdivisées en quatre saisons : l’été, l’automne pour la première ; l’hiver et le printemps pour la seconde.

 

Saison humide :

1- Eté : les mois de juillet et d’août sont très humides, il pleut souvent, la fréquentation touristique atteint son paroxysme. Les rizières sont alors comme des miroirs d’eau.

2- Automne : en septembre, les rizières jaunissent. Il est recommandé de venir à Sa Pa au début de l’automne (septembre). Il y aura cependant beaucoup de monde.

Saison sèche :

3- Hiver : il faut se méfier de l’hiver vietnamien. Le poète Paul-Jean Toulet écrivait dans son journal : « [l]’hiver asiatique, comme un triton malfaisant, continue à souffler son crachin sur les choses et sur les hommes. »[16] La nuit peut descendre jusqu’à 0°C, et la neige tomber sur les hauteurs. Attention à bien se couvrir la gorge et les oreilles !

4 – Printemps : la température est douce, peu de jours de pluie, les rizières en terrasse sont à leur plus beau jour en avril-mai. Entre février et avril, vous pourrez par ailleurs assister à la floraison : elle égayera les champs de couleurs vivifiantes. Il y aura également beaucoup d’affluence.

 

De manière générale, il est plutôt conseillé d’éviter de venir pendant le Têt (le nouvel an lunaire) car la plupart des commerces seront fermés et les activités à réaliser dans les environs moins nombreuses.

À part cet évènement capital de la vie sociale des Vietnamiens, vous pouvez vous rendre à Sa Pa à n’importe quel moment de l’année : tout dépend de ce que vous souhaitez y découvrir.

 

 

  • Comment se rendre à Sa Pa ?

 

 

Par bus, cela vous coûtera 250 000d-300 000d (plusieurs compagnies possibles : Sapa Express, Xe khàc Sao Viet, Hung Thanh). Le trajet dure 5h30-6h et passe par l’autoroute Hanoi-Lao Cai, ouverte en 2014, qui a permis d’en réduire considérablement la longueur. Vous partez depuis la gare routière de My Dinh ou de Gia Lam, en fonction de la compagnie que vous utilisez. Il existe généralement au moins deux trajets/jour.

Par train, cela vous coûtera au moins le double. Le trajet durera 8h environ (Hanoi-Lao Cai). À l’arrivée à Lao Cai, vous devrez prendre une navette qui vous conduira jusqu’à Sa Pa. Vous partez depuis la gare de Hanoi.

Par moto, en autonomie : cela vous coûtera bien moins cher, mais exigera de vous une plus grande attention. La circulation au Vietnam peut être dangereuse pour quelqu’un qui n’est pas averti.

 

 

  • Où dormir à Sa Pa ?

 

 

Il est impossible de ne pas trouver un endroit où se loger à Sa Pa. Du homestay (chez l’habitant) à l’hôtel (khac san) en passant par les maisons d’hôtes (nha nghi), vous pourrez trouver des nuits dès 5 euros et jusqu’à des tarifs plus conséquents en fonction des besoins ou des envies que vous manifestez.

 

 

  • Que manger à Sa Pa ?

 

 

Il existe à Sa Pa un certain nombre de spécialités culinaires qui méritent le détour par ce district.

 

Cochon à la broche ; fondue vietnamienne à base de saumon, de pousses de bambou aigre, de feuilles de jasmin et de courge ; marinade de viande au gingembre avec entres autres sel, vin de maïs) ; sans parler de toutes les variétés possibles de viandes et de légumes qui existent et que vous pourrez découvrir au marché de la ville.

 

Les spécialités des Hmong ou des Nung sauront satisfaire vos papilles, surtout si vous passez la nuit chez l’habitant.

 

 

  • Le petit plus de VACTOURS

 

 

Trajet : Avec VACTOURS, nous mobilisons toute notre énergie afin de vous faire découvrir cette destination incontournable hors les sentiers battus, Sa Pa étant devenue un cirque touristique mais se situant dans l’une des plus belles provinces du pays.

Pour y aller, nous évoquons généralement 2 possibilités : rejoindre Sa Pa avec un chauffeur privé pour un tarif avantageux, marquant une halte à Mu Cang Chai ; prendre le train de nuit Hanoi-Lao Cai puis la navette qui vous dépose à Sa Pa.

Hébergement : Sauf indication contraire, vous logerez chez l’habitant Giay à Tay Van ou bien dans un hôtel confortable à la ville de Sa Pa.

Guide : Bénéficiez d'un guide francophone compétent qui facilitera le lien avec les locaux et contextualisera vos découvertes ! Plus qu'un guide, un ami.

 

Article rédigé par Benoît BISSON

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[1] LOUVET Ariane, Dictionnaire insolite du Vietnam, Cosmopole, Paris, 2010 : entrée « Sapa », p.140.

[2] L’Éveil économique de l’Indochine du 22 juin 1924 : in http://www.entreprises-coloniales.fr/inde-indochine/Chapa_station_altitude.pdf

[3] MICHAUD Jean  et TURNER Sarah, « Tribulations d’un marché de montagne du Nord-Vietnam », Études rurales, 165-166 | 2003 : in http://journals.openedition.org/etudesrurales/8001 ; DOI : 10.4000/etudesrurales.8001

[4] Terme des autorités coloniales françaises pour désigner l’ethnie majoritaire du Vietnam, les Kinh (aussi appelés Viet).

[5] L'Éveil économique de l'Indochine, 22 juillet 1934 : in http://www.entreprises-coloniales.fr/inde-indochine/Chapa_station_altitude.pdf

[6] MAHARAUX Alain, « Lutte contre la pauvreté et développement touristique dans les provinces du Nord du Viêt Nam » in BOUJOURF Said et TEBBAA Ouidad, Tourisme et pauvreté, éditions des archives contemporaines, Agence Universitaire de la Francophonie, 2011.

[7] Idem

[8] MICHAUD Jean et TURNER Sarah, “Reaching new heights. State legibility in Sa Pa, a Vietnam hill station”, Annals of tourism research, 66, Mai 2017, pp.37-48: in https://www.cms.fss.ulaval.ca/upload/ant/fichiers/final_version_online.pdf

[9] « Les plus fréquentés des lieux touristiques, tels Sa Pa dans la province de Lao Cai, fournissent une bonne illustration du processus de fragmentation que subissent ces marges territoriales. Les hôtels, les restaurants et les agences touristiques sont quasiment tous propriétés des Viets ; les H’mongs et les Dao, eux, sont dans la rue, abordant les touristes, postés devant les hôtels ou courant après les bus en espérant attraper quelques clients à leur sortie. La logique d’extraction et de marchandisation a été poussée jusqu’aux espaces habités avec la création de parcs payants : les touristes déambulent ainsi en suivant un parcours entre les habitations, invités par des guides à « entrer voir », ici une maison traditionnelle, là une femme entreposant son riz à sécher, etc. Dans le parc et aux alentours, des échoppes, tenues pour l’essentiel par des Viets, vendent des répliques manufacturées des produits artisanaux originels que les H’mongs et les Dao ont ainsi d’autant plus de mal à vendre. » in GIRONDE Christophe, et TESSIER Olivier. « Viêt Nam : les « nouveaux territoires » d’une modernisation inégalitaire », Hérodote, vol. 157, no. 2, 2015, pp. 161-183.

[10] Idem

[11] COLLECTIF, Vietnam (2016), Guide du Routard, Hachette, Vanves, 2015 : « Sapa », pp. 261-275

[12] Idem

[13] Idem

[14] MICHAUD Jean et TURNER Sarah, Op.Cit.

[15] Idem

[16] TOULET Paul-Jean, Carnet d’Indochine, Phileas Fogg, 2013 (Extrait de Journal et voyages, 1934).

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Les plus récents commentaires

Marc Duverger

on mars 21, 2019

Bonjour, je dois avouer que je peinais à trouver des informations utiles et surtout réunies sur la façon d'avoir un...

Francine

on février 11, 2019

Merci pour ces bonnes infos. Très intéressant !

Loulou-du-14

on janvier 25, 2019

Super article ! Continuez comme ça !